• 8% des Québécois seront indépendant financièrement

    En ferez-vous partie?

    N15 éditorial
  • Jeudi 7 am. Il reste seulement deux journées avant la fin de semaine. Le temps est maussade dehors ce qui vous donne espoir qu’il fera beau ce weekend. Ding! Votre toast est prête! (Dépêchez-vous, vous devez partir bientôt pour le travail) Une fois que votre toast est garnie de votre confiture préférée, il vous reste à peine 2 minutes pour répondre à tous les courriels que vous n’avez pas eu le temps de lire. Vous prenez votre sac et vous partez pour le travail.

    Une fois dans l’auto, vous réalisez que vous devez aller faire le plein d’essence. Par chance, on est jeudi et vous venez de recevoir votre paye. Vous quittez la station-service et vous vous rendez maintenant au travail. La journée commence, mais vous avez l’impression qu’elle ne se finira jamais. Ouf! Vous recevez un texto de votre bonne amie qui souhaite vous voir au 5 à 7. Vous arrivez un peu en retard (vous avez pris le temps d’aller vous chercher un nouveau morceau de linge pour l’événement), mais l’important c’est que vous y soyez! La fin de la soirée approche, vous revenez en taxi et c’est déjà l’heure d’aller au lit.

    Pour la plupart des Québécois, la journée de paye est l’une des plus belles journées de la semaine.

    Plus de 92% des Québécois dépensent leur argent aussitôt qu’ils reçoivent leur paye que ce soit pour se payer un bon repas, une bouteille de vin ou bien simplement aller voir au cinéma Bon Cop Bad Cop 2. Qu’en est-il de leur épargne? Elle est secondaire, voire inexistante.

    Est-ce que vous vous reconnaissez? Est-ce vraiment important d’épargner? Est-ce que vous vous différenciez de la majorité des Québécois?

    Lorsqu’on parle d’épargne au Québec, nous pouvons séparer les Québécois en deux groupes distincts :

    1. 92% des Québécois dépensent en premier.

    2. 8% des Québécois épargnent en premier.

    N15 éditorial

    Qu’est-ce qui influence notre choix? Bien que la plupart des gens disent vouloir épargner davantage et dépenser moins, dans les faits, peu d’entre eux vont mettre en place des mécanismes d’épargne pour réaliser leurs objectifs financiers.

    92% des Québécois ne mettent pas en place de mécanismes d’épargne.

    8% des Québécois mettent en place de mécanismes d’épargne.

    La mise en place de mécanismes d’épargne tel qu’un système de prélèvement automatique permet d’accumuler des économies à court, moyen et long terme. Qu’est-ce qu’un prélèvement automatique? C’est le fait de prendre directement de l’argent dans votre compte à des moments précis, souvent lorsqu’on vient de recevoir notre paye.

    En plus de se discipliner à l’épargne systématique, 8% des Québécois s’assurent d’une plus grande indépendance financière à la retraite. Ils préfèrent d’abord épargner et ensuite, dépenser les sommes restantes pour survenir à leurs besoins.

    Bref, il faut retenir que l’habitude à gérer son argent est plus importante que la quantité d’argent que nous avons à gérer.

    92% des Québécois travaillent dur pour leur argent.

    8% des Québécois font travailler dur leur argent pour eux.

    Les 8% des Québécois voient en chaque dollar une « semence » qui peut être mise en terre de sorte à produire cent autres dollars, qui pourront alors être semés à leur tour et rapporter mille autres dollars. Pour eux, chaque dollar gagné peut largement augmenter leurs investissements.

    À l’inverse, 92% des Québécois vont penser d’abord à acheter des biens pour se satisfaire immédiatement et ce, souvent pour compenser une insatisfaction dans leur vie.

    92% des Québécois utilisent mal le crédit.

    8% des Québécois utilisent bien le crédit.

    Lorsqu’on achète un bien à crédit, il arrive souvent de regretter tôt ou tard l’achat de celui-ci, car cette dette devient rapidement un stress financier.

    Le ratio d’endettement des ménages Québécois est d’environ 170%, un taux similaire à ce qu’il était aux États-Unis avant la crise financière de 2008. Autrement dit, pour chaque tranche de revenus bruts de 10 000 $, les Québécois ont une dette de 17 000 $. Il y a 15 ans, ce taux d’endettement était de 105%. (Source)

    Le crédit peut procurer l’illusion d’être “riche” et pour certains, ils seront portés à dépenser davantage et ce, au-delà de leur capacité financière. Par exemple, l’achat d’une maison qui surpasse nos moyens financiers :

    N15 éditorial

    92% des Québécois aspirent à gagner à la loterie pour se payer la retraite de leur rêve.

    8% des Québécois vont se payer la retraite de leur rêve avec leur épargne.

    D’après un sondage de Léger Marketing, un tiers des Québécois pensent que l’argent ne fait pas le bonheur, pourtant 100% de ceux-ci ont avoué vouloir gagner à la loterie. N’est-ce pas contradictoire? Au Québec, nous avons la moyenne d’argent dépensé en jeux de hasard le plus élevé au Canada. (Source : Code Québec)

    Il y a donc beaucoup de personnes qui se croisent les doigts pour gagner à la loterie et ainsi avoir l’argent nécessaire pour réaliser leurs rêves. Il vous faut d’abord rêver, désirer et enfin planifier avant d’être considéré dans le 8% des Québécois. Ceux-ci ont un contrôle de leur argent et sont maîtres de leur destinée financière. La richesse n’obéit pas aux souhaits. Elle répond aux plans bien établis, basés sur des désirs précis, le tout mené avec une persévérance constante.

    92% des Québécois s’inquiètent de leurs revenus à la retraite.

    8% des Québécois sont confortables financièrement à la retraite.

    Pour la presque totalité des Québécois, ils auront encore plusieurs dettes à rembourser au moment de la retraite. Ils devront faire des efforts financiers supplémentaires lors des années précédant leur retraite pour épargner davantage. Chaque dollar reçu des régimes de pensions gouvernementales va largement aider à leur assurer une qualité de vie raisonnable.

    8% des Québécois seront indépendants financièrement à la retraite : ils auront accumulé au fil des années les moyens de leurs ambitions. Ils n’auront presque qu’aucune dette. Les prestations des régimes gouvernementaux leur apporteront une aide supplémentaire à parvenir à la qualité de vie recherchée. L’avantage d’avoir épargné pendant de nombreuses années permettra à la fois de se gâter et d’aider financièrement leurs proches.

    En guise d’analogie, imaginez-vous en train de vous balancer sur votre balcon, vous vous remémorez les différents moments de votre vie qui ont fait en sorte que, malheureusement, vous ne pouvez pas voyager comme vous le souhaiteriez. À ce même instant, vous voyez votre voisin revenir avec son véhicule récréatif. Il commence à vous raconter comment il faisait beau à San Francisco... Il vous fatigue tellement à chaque fois qu’il commence à raconter ses nombreux voyages!

    D’après vous, lequel des deux personnages fait partie du 8% des Québécois?

    Rencontrez un planificateur financier afin d’être parmi les 8% des Québécois :

    1. Avoir un accompagnement lors des décisions financières dès le début de la vie professionnelle.

    2. Songez à mettre en place un système de prélèvement automatique, pour vous inciter à l’épargne lorsque vous recevrez votre paye.

    3. Bâtir un plan précis et s’y tenir avec rigueur pour que cela devienne une habitude.

    4. Obtenir des solutions uniques pour accomplir vos objectifs financiers.

    Les conséquences ne sont pas visibles à court terme, mais tôt ou tard le manque d’épargne aura d’énormes répercussions.

Retour à l'Éditorial N15